Parigi

By 19 Agosto 2016 Febbraio 20th, 2021 I luoghi

Il decennio parigino e i suoi successivi viaggi occupano una parte importantissima della sua vita. Qui ha passato i suoi vent’anni, ha conosciuto e frequentato storici, musicisti e l’elite francese. Alle porte di Parigi è nata sua figlia Maria.
L’importanza del soggiorno parigino meriterebbe un approfondimento..

Come al solito sempre in movimento, anche a Parigi ha abitato almeno in otto luoghi diversi. Qui sotto riporto solo le sue proprietà.


4 (bis) Rue de Mt Parnasse : Cristina ci ha vissuto dal 1831 al 1839 ma lo tenne come proprietà fino al 1857. Qui tenne il “salotto” dove si intrattenevano storici, musicisti e politici.

23, re d’Anjou st. Honoré. Qui ha preso una dependance dove ha dato un appartamento al suo amico storico Augustin Thierry, nei suoi ultimi anni di vita.

Riporto la descrizione del salotto, da parte di Beaumont Vassy

On entrait par un petit vestibule qui communiquait, à gauche, avec une salle à manger, à droite avec le salon. La salle à manger, en stuc, était ornée de peintures dans le goût des fresques et des mosaïques de Pompei. Plus longue que large, celte pièce où l’on transportait un piano les jours de réception, servait alors de salle de danse. Le salon, assez vaste et carré, était tendu en velours d’un brun presque noir, parsemé d’étoiles d’argent ; les meubles en étaient recouverts de la même étoffe, et, le soir, lorsqu’on y pénétrait, on pouvait se croire dans une chapelle ardente, tant l’aspect général offrait un coup d’œil lugubre. La maîtresse de maison, par son apparence personnelle, ajoutait encore à celle singulière impression.

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Du salon funèbre dont j’ai parlé on passait dans une chambre à coucher tendue entièrement en étoffes de soie blanche. La pendule de la cheminée, les flambeaux, les candélabres, l’ornementation tout entière, en un mot, était en argent ou en matières argentées, ce qui formait avec la pièce précédente le contraste le plus absolu.
Palais de jeune fée à côté du séjour de quelque sombre génie, chambre de nouvelle épousée à côté d’une chapelle ardente. Mais dans l’une comme dans l’autre, l’étrange beauté de la maîtresse (la maison ressortait avec les mêmes avantages.
On pénétrait de celte chambre à coucher dans un petit cabinet de travail tendu en cuir de Cordoue, garni de meubles en chêne noir ; orné de quelques vieux tableaux de l’école byzantine, et renfermant un bureau de travail sur le pupitre duquel on voyait ouvert quelque gros volume des Pères de l’Eglise que la princesse s’occupait do traduire et de commenter.
Je n’ai pas besoin d’insister sur l’étonnant effet de ces singularités d’ameublement qui concordaient si bien avec les toilettes et l’apparence personnelle de la princesse Belgiojoso.

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Quoique le salon de la princesse Belgiojoso ne fût point un salon diplomatique, beaucoup de diplomates le fréquentaient cependant.”